Les ténèbres enveloppent le château envahit par la tristesse. Dans une chambre, une femme repose, elle paraît sereine, mais sa poitrine ne bouge pas, ne bougera plus car aucun souffle ne s'échappera plus de ses lèvres carmin, ses doigts effilés ne caresseront plus la tête de ses enfants. La reine Ismée s'est éteinte à l'aube de ses vingt six ans et personne ne la veille. Personne ? Si on tend l'oreille on entend au milieu de ce silence, un sanglot, faible. C'est un petit garçon qui laisse s'échapper sa tristesse, doucement, comme si il avait peur qu'on l'entende, une petite main s'avance et lui prend le bras, il relève la tête et sourit faiblement à la petite fille qui lui fait face. Elle, elle ne pleure pas, elle veut être forte. Forte pour sa mère qui vient de s'éteindre, forte pour son grand frère qui ne l'est pas. De sa petite main, elle essuie le visage de son aîné et lui chuchote à l'oreille :
« Je serai toujours là, pour toi. »
Le jeune garçon renifle légèrement et serre la main de sa s½ur, comme pour formuler la même promesse, que sa voix abîmée par les pleurs ne peut dire. Ils seront toujours là l'un pour l'autre, solitaires mais jamais seuls.
« Je serai toujours là, pour toi. »
Le jeune garçon renifle légèrement et serre la main de sa s½ur, comme pour formuler la même promesse, que sa voix abîmée par les pleurs ne peut dire. Ils seront toujours là l'un pour l'autre, solitaires mais jamais seuls.